28/12/2006

B Plus, mouvement pour le fédéralisme d’union, pourfend les arguments des indépendantistes

LE SOIR du mercredi 27/12/2006 / B Plus, mouvement pour le fédéralisme d’union, pourfend les arguments des indépendantistes Le "Manifeste pour une Flandre indépendante", rédigé en novembre 2005 par le groupe de réflexion In de Warande, est loin de provoquer l’unanimité en Flandre. Cette fois, c’est B Plus, mouvement pluraliste pour le fédéralisme d’union qui, dans un rapport serré, recale les analyses des indépendantistes flamands. Trois Flamands pur beurre ont rédigé leur réponse aux économistes réunis dans "In de Warande" : Luc Ryckaert, coordinateur du groupe "Socialistes Progressistes Belges (SPB-BPS), Tony Van De Calseyde, jeune juriste qui préside le mouvement et Luc Van Coppenolle, ex-président du CVP d’Audenaarde ne sont pas de vieux belgicains nostalgiques de l’Etat unitaire.22,2% de séparatistesIls plaident même pour une nouvelle réforme susceptible de mieux faire fonctionner le fédéralisme. Partisans d’une circonscription unique, susceptible de contraindre les politiques d’une communauté à s’intéresser à ce qui se passe de l’autre côté de la frontière linguistique, les porte-parole de B Plus réclament un accord interculturel entre nos trois Communautés, une redistribution de comlpétences et un splitsing de l’arrondissement B-H-V sans élargissement de la Région bruxelloise. Ils refusent toute tentative de régionalisation de la sécurité sociale.B Plus constate que les auteurs du Manifeste ne sont pas représentatifs de la Flandre et s’inspirent d’un radicalisme nationaliste de droite, qui place le Vlaams Belang, dès la préface de leur ouvrage, au centre droit d’un échiquier politique flamand surlequel les nationalistes de la N-VA se situeraient ... au centre et dont l’extrême droite serait carrément absente ! Luc Ryckaert puise dans une enquête d’opinion réalisée en juillet dernier par les indépendantistes du Vlaamse Volksbeweging eux-mêmes le chiffre de 22,2% de Flamands se déclarant séparatistes (http://www.doorbraak.org) et rappelle que la quasi totalité de l’élite culturelle flamande s’oppose nettement à toute forme de splitsing. Au-delà des perceptions sur le devenir du pays, B Plus s’est intéressé au noeud des transferts, argument massue utilisé par les séparatistes pour exiger que la Flandre s’affranchisse du "boulet financier wallon". Pour Luc Van Coppenolle, les chiffres communiqués par les auteurs du Manifeste reposent sur des procédés de calculs contestables, en intégrant des montants qui ne corrsespondent pas à la définition habituelle des transferts.C’est ce qui expliquent, selon B Plus, pourquoi le montant des transferts Nord-Sud serait de 10,5 milliards d’euros annuels d’après les auteurs du Manifeste, soit le double (5,43 milliards) du chiffre avancé par la banque KBC, en mai 2003. Pour B Plus, le Manifeste pour l’Indépendance de la Flandre a utilisé des chiffres sujets à caution pour permettre de qualifier les transferts de phénoménaux alors qu’ils s’inscrivent dans un rapport normal, parfaitement dans la moyenne européenne. Les responsables de B Plus déclinent enfin les dangers du scénario séparatiste : instabilité politique que les investisseurs nationaux et étrangers redoutent comme la peste, tensions annoncées lors du partage de la dette, préjudice en Flandre causé par un protectionnisme wallon contraint de se protéger de la concurrence fiscale, dédoublement coûteux des institutions restées fédérales, délocalisation des institutions européennes de Bruxelles, déficit d’image internationale ... Et, pour ceux qui pointent en exemple le divorce à l’amiable prononcé entre Tchéquie et Slovaquie, l’étude démontre que la réussite des deux nouveaux Etats est très loin des espoirs affichés en 1993, année de la scission de la Tchécoslovaquie et ... de la création de l’Etat fédéral belge.

19:07 Écrit par Ensemble pour une Belgique pleine d'avenir - Samen voor een Belgi dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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